• Concert de la Musique royale des Guides

    7 février 2013

    Concert de la Musique royale des Guides

     

    Le concert donné ce jeudi 7 février par la Musique Royale des Guides a remporté un réel succès. Cette magnifique formation, nous a fait découvrir des oeuvres tant classiques que contemporaines, qui par des sonorités inhabituelles ont fait vibrer à nos oreilles certains échos de l'Alleluia du Messie de Haendel. En final, des airs plus connus et plus marchants!

     

     

    Après cette splendide exécution de La Brabançonne, nous avons pu apprécier :

     

    Tre Skizze - Jan Van Der Roost 

    Concert de la Musique royale des GuidesJan Van der Roost (Duffel, 1er mars 1956) a reçu sa formation générale au Collège Sint-Gummarus de Lierre. A l'Institut Lemmens de Louvain, il a étudié les branches trombone, histoire de la musique et éducation musicale. Il a également étudié au Conservatoire Royal de Musique de Gand et au Conservatoire Royal Flamand d'Anvers.

     

    Il est professeur d'écriture de partitions à l'Institut Lemmens de Louvain et chef de l'orchestre philharmonique de ce même institut. Il est également professeur-invité au « Shobi Institute of Music » de Tokyo et au « Nagaya University of Arts ».

    Ire Skizze est une œuvre musicale de 2007 écrite pour un ensemble de cuivres.

     

    Hope - Bart Picqueur

    Concert de la Musique royale des GuidesBart Picqueur  (Zele, 18 août 1972) a étudié au Conservatoire Royal de Musique de Gand où il a obtenu avec distinction en 1996 le diplôme de « Maître de musique, option direction HAFABRA », dans la classe de Dirk Brossé. Il a également étudié la clarinette et la direction d'orchestre. Bart Picqueur est particulièrement actif en tant qu'arrangeur de musique tant classique que légère.

    Hope est une œuvre de 2012 qui a été écrite pour de jeunes personnes qui sont confrontées au diagnostic d'une maladie mettant leur vie en péril. Avec cette œuvre il veut encourager ces personnes et leur donner « espoir ». Cela touche toute une série d'émotions qui accompagnent une telle période difficile: l'inquiétude, le chagrin, la peine, le désespoir, l'injustice ...  mais aussi, l'amour des proches, la compassion et le remède le plus important : le positivisme ...

    Avec Hope, le compositeur Bart Picqueur veut mettre sous les feux de la rampe le centre de transplantation des gènes de l'Hôpital Universitaire de Gand.

     

    Fantaisie n° 3 - Peter Benoit 

    Concert de la Musique royale des GuidesPeter Benoit (Harelbeke, 17 août 1834 - Antwerpen, 8 mars 1901) était un compositeur flamand et professeur de musique. Il a joué un rôle crucial dans l'histoire de la musique flamande comme représentant musical du mouvement flamand. Son principal souci était de rendre la musique accessible au peuple. C'est pour cela qu'il utilisait un style simple, avec la reprise de chants populaires dans ses compositions, de façon à ce que le public puisse accompagner au chant. Peter Benoit reçut ses premières leçons de musique de son père et étudia ensuite au Conservatoire Royal de Bruxelles. Il reçut également un premier prix lors du célèbre concours « Prix de Rome » pour sa cantate Le Meurtre d'Abel.

    A l’instar de Richard Wagner, Peter Benoit créa une oeuvre musicale qui traduisit parfaitement la nature propre au peuple flamand. Les plus grandes compositions pour chorale et orchestre forment également le principal de son œuvre ; nous pensons à des oratorios et des cantates telles que Lucifer, L'Escaut et la Cantate de Rubens ainsi qu'à sa musique de théâtre La Pacification de Gand.

    A l'opposé de tout ceci, la Fantaisie n° 3 est un morceau pour piano, frais et original, qui reflète le style de Benoit décrit ci-dessus. Spécialement orchestré ce soir pour un ensemble de clarinettes.

    Il fut écrit en 1856 et est probablement le morceau le plus connu de Peter Benoit, étant donné qu'il fut joué durant des années lors de grèves à la « BRT ». Peu de gens savaient alors que c'était de Peter Benoit.

     

    Serenade For WindsAntonin Dvorak

    Concert de la Musique royale des GuidesAntonin Dvorak (Bohême, 8 septembre 1841 – Prague, 1er mai 1904) était un compositeur tchèque, chef d'orchestre, professeur de musique, violoniste (alto) et organiste. Dvorak compte avec Betrich Smetana et Leos Janacek parmi les plus grands compositeurs de son pays.  A l'âge de 6 ans, il reçut de son professeur d'école ses premières leçons  de violon. En autodidacte, il se perfectionna dans la composition. 

    Serenade for Winds fut écrite en 1878 dans un style romantique. Il s'agit d'une œuvre en quatre parties pour instruments à vent, violoncelle et contrebasse en D mineur, et c’est une composition pour orchestre de chambre. Elle fut composée en 1878,peu de temps après la première de l'opéra Le paysan rusé (De sluwe boer). Cette œuvre fut jouée en première le 17 novembre 1878 lors d'un concert  comprenant uniquement des œuvres de Dvorak, avec l'« Orchestra of the Provisional Theatre » de Prague. La composition fut exécutée sous la direction du compositeur.

    La Sérénade rappelle l'ancienne ambiance des concerts de musique dans les châteaux de la période Rococo, où les mondes de l'aristocratie et des classes moyennes étaient mélangés.

     

    Mars Van MCG InterFernand Ruelle

    Fernand Ruelle (Jemappes, 20 mars 1921) est un compositeur belge, chef d'orchestre et cornettiste. Il a étudié au Conservatoire Royal de Mons où il a obtenu la distinction en trompette, harmonie, contrepoint et fugue. En tant que cornettiste, il faisait partie du Grand Orchestre Philharmonique des Guides belges de Bruxelles et acheva sa carrière militaire de 1962 à 1974 comme sous-chef de musique de ce prestigieux orchestre philharmonique.

    En 1986, à la demande du Lieutenant-Colonel Florent Hendrickx (Chef de Corps du MCG Inter à l'époque), l'Adjudant-Chef Ruelle composa la Marche du MCG Inter. Cette marche fut retravaillée en 2007 par le Major Alain Crépin et elle figure dans un coffret de 4 CD reprenant toutes les marches des unités de la Défense belge.


     

    Marche du Premier Régiment des GuidesJean-Valentin Bender 

    Concert de la Musique royale des GuidesJean-Valentin Bender (Bechtheim, 19 septembre 1801 - Bruxelles 14 avril 1873) devint à l'âge de 18 ans clarinettiste au sein de l'armée hollandaise et, quelques années plus tard, chef de musique dans l'armée française. En 1826 Bender déclina l'offre de devenir directeur du Conservatoire Militaire du Caire et devint directeur de la « Grande Harmonie » d'Anvers. Après l'indépendance de la Belgique, Bender devint chef de musique au 1er Régiment de Ligne jusqu'à ce que Léopold Ier lui demande de prendre la direction de la nouvelle « Musique Royale ».

    C'est ainsi que fut fondée la Musique des Guides. Bender, lui-même virtuose de la clarinette, compta Adolphe Sax parmi ses élèves. En 1863 il devint inspecteur de la musique militaire. Jean-Valentin Bender mourut le 14 avril 1873 à Bruxelles.

    La Marche du 1er Régiment des Guides, un joyau d'une marche historique de la Cavalerie, commence par la sonnerie de trompette du Régiment et se distingue par un solo de piccolo de virtuose, une trouvaille d'Henri Danhier (1885-1968) qui était soliste chez les Guides.

     

     

    DE LA MUSIQUE PARTICULIERE DU ROI A LA MUSIQUE ROYALE DES GUIDES

    La Musique Royale des Guides comprend un grand orchestre d'harmonie composé de 84 musiciens, tous titulaires de plusieurs premiers prix de nos conservatoires royaux, et d'un corps de 19 trompettes. Depuis sa création en 1832, cette phalange a toujours su envoûter tant les spécialistes -parmi lesquels de nombreux grands compositeurs allant de Berlioz à Stravinsky -que le grand public en Belgique et à l'étranger, et ceci grâce à ses qualités exceptionnelles. De nos jours encore, des compositeurs étrangers de renom, tels Roger Boutry et Derek Bourgeois, font appel à la Musique Royale des Guides pour créer leurs nouvelles œuvres et les enregistrer sur disques compacts. Toutefois, cet orchestre d'élite a depuis longtemps pour vocation première la promotion de la musique belge et particulièrement celle composée pour ce type de formation.

    C'est à la fin de l'été de l'année 1832 que le Roi Léopold Ier demande au chef de musique Jean-Valentin Bender de former une musique militaire qui sera attachée à son escorte à cheval. La Musique du 1er Régiment des Guides accompagnera le couple royal dans tous ses déplacements et sera dès lors appelée « Musique Particulière du Roi ». Une succession d'illustres chefs de musique assure la progression ininterrompue de la qualité de cette même musique qui ne tarde pas à être citée parmi les meilleures formations du monde. A l'issue de la Première Guerre Mondiale, le lieutenant Arthur Prévost est à la tête des « Guides »; les grands compositeurs belges découvrent la qualité et le rayonnement de la Musique et se mettent à composer pour cet orchestre d'harmonie virtuose. En 1925, Prévost consacre un concert entier aux œuvres de maître Paul Gilson, le pionnier de la musique moderne pour orchestre à vents en Belgique. Dans les années qui suivent, il collabore de manière intense avec les plus importants élèves de Gilson qui se sont réunis pour former le groupe des Synthétistes. Francis de Bourguignon, Maurice Schoemaeker, Theo Dejoncker, Jules Strens et Gaston Brenta écrivent ou arrangent l'une ou l'autre pièce pour la Musique des Guides. René Bernier el Marcel Poot quant à eux, composent les premières œuvres pour orchestre d'harmonie, le début d'une longue série. A l'époque, la Belgique ne compte aucun orchestre symphonique professionnel, ce qui amène certains compositeurs à coucher leurs notes sur des partitions destinées aux Guides. D'autres, dont Joseph Jongen, font jouer leurs œuvres symphoniques en transcription par la Musique des Guides. En 1929, lors d'une tournée de six semaines dans le Nouveau Monde, l'orchestre est porté en triomphe, la musique belge est à son apogée et le pays est cité en référence. Après la Seconde Guerre Mondiale, c'est principalement le commandant-chef de musique Simon Poulain qui, dans les années 50, fait travailler de façon magistrale ce grand orchestre d'harmonie. Grâce à la collaboration entre le maître Jean Absil et Yvon Ducène, commandant de la Musique des Guides de 1962 à 1985, une deuxième percée de la musique d'harmonie auprès de nos compositeurs belges est engendrée. Avec le grand orchestre d'harmonie des Guides. Yvon Ducène crée entre autres, les œuvres de Jean Absil, René Barbier, René Bernier. Peter Cabus, Franz Constant, René Defossez, Jacqueline Fontyn, Jacques Leduc, Victor Legley, Jean Louël et Daniel Sternefeld. Il enregistre également avec l'orchestre plusieurs disques consacrés à la musique belge. Il n’est dès lors pas étonnant qu'en 1974, l'Union des Compositeurs belges lui décerne le Trophée Fuga en reconnaissance de son action en faveur de ce patrimoine musical. En 1985, le lieutenant Norbert Nozy, saxophoniste virtuose de réputation internationale, prend la direction de cette phalange d'élite. Indéniablement, celle-ci garde sa place parmi les meilleurs orchestres d'harmonie au monde. Lors des nombreux concerts donnés en Belgique ou au-delà des frontières, Norbert Nozy perpétue à son tour la propagation de la musique belge. En outre, il incite régulièrement nos grands compositeurs à écrire pour l'orchestre. Sous sa direction, les Guides créent des œuvres de Franz Constant, Frédéric Devreese, Jacqueline Fontyn, Victor Legley, Jean Louël, Jean-François Redouté. Jean-Marie Simonis, Jan Van der Roost et André Waignein. Il n'est guère surprenant que Norbert Nozy ait été récompensé aussi en obtenant le Trophée Fuga en 1991. Des exécutions magistrales et intégrales de plusieurs symphonies de Ludwig van Beethoven, de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak ou de la Troisième Symphonie de Gustav Mahler, dans des transcriptions exclusives d'une part, ou un concert exceptionnel avec Barbara Hendricks à la Neue Philharmonie de Cologne d'autre part, ne sont que quelques sommets de cette glorieuse période. Des tournées couronnées de succès au Canada, en Espagne, en Hongrie. en Thaïlande, en Turquie et aux États-Unis (avec un mémorable concert au prestigieux Constitutional Hall à Washington) sont autant d'atouts à l'impressionnant palmarès du premier orchestre militaire belge. A elle seule, leur considérable discographie -dont notamment les disques compacts consacrés intégralement aux œuvres de Jean Absil, René Defossez, Franz Constant. Victor Legley, Jacqueline Fontyn, les Synthétistes, Paul Gilson, Marcel Poot et August De Boeck -justifie amplement l'exceptionnelle renommée des Guides.

    En octobre 2003, le commandant Norbert Nozy est admis à la retraite. L'adjudant-­major François De Ridder lui succède jusqu'à sa mort tragique en juin 2007. L'adjudant-major Dirk Acquet assure l'intérim durant huit mois. D'autres disques compacts, sous la direction de chefs invités tels Jan Cober, Henrie Adams, Jan Van der Roost et Roger Boutry, viendront encore enrichir la discographie de la Musique Royale des Guides. En novembre 2007, l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique décerne le Prix de la Classe des Arts et des Lettres à la Musique Royale des Guides pour l'ensemble de son œuvre. En mars 2008, le lieutenant-chef de musique Yves Segers reprend la baguette à la tête de la Musique Royale des Guides. Avec brio, il perpétue la tradition entamée par ses illustres prédécesseurs comme en témoignent déjà plusieurs disques compacts remarquables ; citons Pierre et le Loup de Sergei Prokofiev, la Symphonie du Vin de Derek Bourgeois, plusieurs compositions de Frédéric Devreese de même que des œuvres de jeunes compositeurs flamands. Outre quelques prestigieux concerts au Palais des Beaux-Arts (Bozar) de Bruxelles, Yves Segers a eu l'honneur et le privilège de diriger plusieurs prestations avec des solistes renommés tels le clarinettiste Walter Boeykens et le pianiste/compositeur François Glorieux. En août 2008, lors du festival international de musiques militaires de Québec, un concert de gala avec la diva canadienne Natalie Choquette a littéralement enchanté le public et la presse. Plus près de nous, en janvier 2009, les Guides ont été invités à jouer le concert d'ouverture de la journée Klara in het Paleis retransmis en direct par la VRT.

    Le Corps des trompettes de la Musique Royale des Guides est lui aussi unique en son genre. Placé depuis 1988 sous la direction de l'adjudant trompette-major Roland De Klippel, celui-ci peut également s'enorgueillir d'un prestigieux palmarès et d'une réputation d'excellence, acquise tant en Belgique qu'à l'étranger. L'usage de la trompette de cavalerie en mi bémol et en si bémol donne un éclat et une brillance aux marches militaires belges, dont le style et la sonorité sont tout à fait particuliers et uniques au monde.

    Depuis 1995, la Musique des Guides s'est vu attribuer le prestigieux titre de « Royale ».

     

     

     

    LE CHEF DE MUSIQUE – MAITRE DE CHAPELLE - YVES SEGERS

    Concert de la Musique royale des GuidesYves Segers (Temse, 1978) achève ses études de flûte avec la plus grande distinction à l'Académie de Musique de Sint-Niklaas. Au Conservatoire Royal de Bruxelles (Koninklijk Conservatorium) il obtient 4 diplômes : en 2001, un Master en Musique, option flûte traversière avec la plus grande distinction chez Carlos Bruneel, ainsi qu'un diplôme de pédagogie ; en 2004, un Master en Musique, option direction d'orchestre HAFABRA (Harmonie-Fanfare-Brass Band) chez Norbert Nozy ; en 2006, un Master en Musique, option direction d'orchestre symphonique chez Silveer Van de Broeck. Il suit également des cours de maîtrise avec Emmanuel Pahud, Patrick Gallois, Jonathan Snowden, Philippe Boucly et Catherine Ransom. En tant que flûtiste, Yves Segers est lauréat de différents concours : en 1996, il est lauréat pour la flûte, ainsi que pour la musique de chambre, du Concours National du Crédit Communal (aujourd'hui Axion Classics) ; en 2000, il emporte le concours Tenuto ; en 2001, il obtient une bourse de la Fondation Artistique Horlait-Dapsens pour ses prestations exceptionnelles au Conservatoire de Bruxelles ; en 2002, il est sélectionné pour participer au 2e Concours International de Flûte Carl Nielsen au Danemark. Entre 1995 et 2000, Yves fait partie de l'Orchesrre Philharmonique des Jeunes de Flandres, avec lequel il fait plusieurs tournées (Russie, Afrique du Sud, Canada ...) et se produit également en soliste. En mai 2001, Yves devient flûtiste au sein de la Musique Royale des Guides. En parallèle, il joue avec de nombreux ensembles et orchestres, tels l'Ensemble Prometheus, l'Orchestre Symphonique de la Monnaie, l'Ensemble Walter Boeykens, Il Novecento (Night of the Proms), sous la direction des chefs d'orchestre Antonio Pappano, Kazushi Ono, Lucas Vis, Robert Groslot, Frank Shipway, Michel Tilkin, Muhai Tang, Walter Boeykens et Etienne Siebens. Comme soliste, Yves se produit également à l'étranger, où il donne des récitals avec différents ensembles de musique de chambre, comme, par exemple, le Trio Escalda avec Véronique Daelman (mezzo-soprano) et Karin Van Steenlandt (accordéon). Il a étudié la direction d'orchestre avec Norbert Nozy, Lucas Vis, Piet Jeegers, Bart Bouckaert et Silveer Van den Broeck. En tant que chef invité, Yves Segers a dirigé l'Orchestre de la Radio Flamande, l'Orchestre National de Belgique, la Musique Royale des Guides, l'Harmonie Royale de Thorn et l'Orchestre d'Harmonie du Conservatoire de Bruxelles ainsi que beaucoup d'autres orchestres et ensembles. En mars 2008, il a été nommé Officier Chef de Musique de la célèbre Musique Royale des Guides. Yves Segers a déjà dirigé bon nombre de concerts ainsi que plusieurs enregistrements remarquables et il a créé des œuvres de Jacqueline Fontyn, François Glorieux, Derek Bourgeois et Frédéric Devreese.


    LES MISSIONS DU MOVEMENT CONTROL GROUP

    Le Movement Control Croup organise, coordonne et contrôle les mouvements ainsi que le transport du personnel et du matériel, ceci est valable le long des routes, des voies ferrées ou des voies navigables intérieures. li assure également les opérations portuaires au profit des forces armées belges et/ou des alliés. Il met à la disposition et contrôle l'emploi de moyens de transport militaires ou civils supplémentaires. Il établit toutes les formalités douanières d'importation et d'exportation des matériels au profit des forces années belges via un aéroport militaire ou civil.

    Le Movement Control Croup offre l'appui lors d'opérations à l'étranger (lSAF, BELUFIL...) dans la zone même mais aussi pour transporter des marchandises et du personnel au travers d'autres pays de et vers la zone opérationnelle. Aussi lors d'une mise en œuvre d'une force d'intervention rapide « B-FAST», il règle les formalités douanières ...  Leurs missions ne se limitent pas qu'aux sentiers battus et aux matériels courants.  La manutention et le contrôle de munitions dans les ports belges ou dans les stations de chemin de fer sont aussi de leurs responsabilités. Le matériel ainsi que les véhicules militaires sont parfois transportés par voies ferrées.

    Le Movement Control Group est responsable de l'élimination de toute végétation ainsi  que l'entretien du gabarit ferroviaire des raccordements militaires mais également des lignes ferroviaires maintenues par la SNCB dans le cadre de la Commission Interministérielle des chemins de fer. Il s'agit de lignes qui ne sont plus utilisées par la SNCB mais qui doivent être maintenues au profit de la nation, tombent sous leur responsabilité. De plus l'organisation de l'écomobilité a aussi été confiée au Movement Control Group. II s'agit d'un service qui permet aux casernes d'être reliées aux réseaux de transport en commun existants et ceci dans le cadre des trajets domicile-lieu de travail ainsi que dans le cadre de la fermeture des casernes. 

    Au final, le Movement Control Group coordonne le transport du personnel au niveau national et il est "autorité technique des unités qui organisent ces transports. 

     

    LE FANION

     

    Concert de la Musique royale des Guides

    L’emblème dont le Movement Control Group a la garde est le fanion du Bataillon des Chemins de fer. Par Arrêté Royal du 8 avril 1919, le fanion fut confié au Bataillon des Chemins de fer. En 1938, le Bataillon des Chemins de fer et le Bataillon des Pontonniers furent regroupés en un Régiment des Troupes de Communication. Le fanion du Bataillon des Pontonniers fut attribué au Régiment tandis que le fanion des Troupes des Chemins de Fer fut déposé au Musée Royal de l'Armée.

    A la mobilisation, les Troupes des Chemins de Fer reprirent leur emblème. Pendant l'occupation, le fanion fut caché à l'abbaye de Saint André-lez-Bruges. Le Capitaine BEM A. Guilmot le récupéra le 3 octobre 1944 et le déposa au Musée Royal de l'Armée le 2 mars 1945. Le 3 décembre 1945, le fanion fut à nouveau remis à la disposition du Bataillon des Troupes des Chemins de Fer.

    Le 15 novembre 1948, le Bataillon se transforma en un Régiment des Troupes des Chemins de Fer, qui repris les traditions et le fanion du Bataillon. Le régiment devient le 27 Régiment du Génie en mars 1961 puis le 27 Bataillon du Génie en septembre 1961 et hérita des traditions et du fanion des Troupes des Chemins de Fer. Après la dissolution du 27 Bataillon du Génie, l'emblème fut déposé au Musée Royal de l'Armée. Le 23 février 2000, le fanion est confié au Movement Control Group après que celui-ci ait remis le fanion du 18 Bataillon de Génie au Service des Applications Techniques (DIT).

    Le fanion porte les inscriptions : au recto Campagne 1914-1918 YSER, au verso Veldtocht 1914-1918 IJSER.

     

    LA SIGNIFICATION HERALDIQUE DE L'ECUSSON

    Concert de la Musique royale des GuidesUn SOLEIL D'OR éclatant sur fond d’ARGENT surmontant une VOIE DE CHEMIN DE FER DOREE bordée à dextre d'un FAISCEAU D'AZUR représentant la VOIE FLUVIALE et à senestre d'un FAISCEAU D'ECARLATE représentant la VOIE ROUTIERE, le tout rehaussé de la devise :

    AD VICTORIAM

    (Jusqu'à la victoire)

     

     

    Source :

    Programme du Concert de la Musique Royale des Guides - Eglise Saint-Nicolas d'Enghien - Jeudi 7 février 2013.

     


      La Musique Royale des Guides à Québec - août 2008