• Naast - L'orgue remis en fonction...

    Le 5 septembre 2011 la Manufacture d’orgues Benoît Marchand procède à un examen minutieux de l’instrument qui donne lieu à une première estimation des travaux en vue de remettre l’instrument en fonction.

    L’orgue a été conservé dans son état « Anneessens » malgré plusieurs interventions postérieures.

    L’on y trouve le médaillon en porcelaine Charles Anneessens & Fils et une plaque métallique Orgues Kerkhoff. La Trompette 8’ est manquante. Une partie de la tuyauterie semble, en partie, antérieure à 1891. Le buffet est également antérieur à cette date (XVIIIe siècle), de même que le sommier. Le Bourdon 16’ pourrait avoir été ajouté par Kerkhoff.

    Le tempérament est égal – La1 : 438 Hz à 18° C.

    L’instrument comporte un clavier de 54 touches : Do1 – Fa5, les marches sont en celluloïd et les feintes en ébène. Il n’y a ni pédalier ni d’accessoire aux pieds.

    En 2011, l’orgue comprend les jeux suivants :

    Bourdon 16’
    Montre 8’
    Bourdon 8’
    Salicional 8’
    Voix Céleste 8’
    Prestant 4’
    Doublette 2’
    Trompette 8’ (manquante)

     



    Problématique de la restauration...

     

    Reprendre un travail de restauration dont la réalisation n’a pas été correctement effectuée n’est pas une évidence. Faut-il donc tout recommencer ?

    L’état actuel de l’orgue ne correspond en rien à ce qu’il a dû être il y a une centaine d’année. Des transformations malheureuses mais réversibles ont été réalisées.

    Ainsi le Bourdon 16’ est posté de manière étonnante. L'ensemble ne fonctionne pas, est inesthétique, de mauvaise facture, avec de mauvais matériaux, et vermoulu… De plus, ce jeu absorbe une quantité d’air démesurée par rapport au sommier d’origine, et dès qu’on l’utilise, l’orgue devient injouable. Il est préconisé d’ôter ce jeu malheureux qui n’a rien à faire dans cet instrument. L’orgue y gagnera en souffle et en espace. Son accessibilité sera meilleure. L’équilibre sonore sera rétabli et la justesse retrouvée.

    La soufflerie est également dans un état déplorable. Le poumon de l’orgue doit être sain pour permettre à l’instrument de donner son souffle. Il est proposé de ne pas restaurer le soufflet existant mais d’en construire un neuf, placé dans le soubassement de l’instrument. Le coût sera bien moindre que la restauration.

    La mécanique aussi demande une bonne révision et un réajustement complet pour permettre aux doigts de l’organiste la qualité du jeu et du toucher.

    Ensuite, et le cas est problématique, il faut recommencer le travail réalisé il y a peu par au autre facteur d’orgue. Le sommier doit être à nouveau démonté pour être restauré correctement si l’on veut que l’instrument fonctionne. Le sommier est l’organe vital de l’orgue. Dans son état actuel, aucun travail satellite ne pourra être apprécié et apporter le mieux attendu sans la révision fondamentale du sommier.

    Concernant la tuyauterie, la restauration récente est correcte mais elle n’a pas couvert l’ensemble. Elle devra donc être complétée et terminée. Il serait aussi idéal de replacer un nouveau jeu de Trompette fabriqué à l’identique des trompettes de Charles Anneessens (54 tuyaux).

    En outre, la console devrait pouvoir être pourvue d'un pédalier accroché de 27 touches.

    Enfin, le buffet de l'orgue devrait être fermé afin de le rendre plus accueillant.

     

    Ce qui était et ce qui devrait être fait...
    Ce qui a été fait et ce qui reste à faire...

     
    1. La tuyauterie

     

    La tuyauterie a été restaurée, peu avant 2011, par la firme Delmotte de Tournai.. Elle se trouve dans un état satisfaisant de propreté. Quelques petits problèmes de fixation et de stabilité des supports existent, de même que de minimes vibrations. Les pieds et corps de plusieurs tuyaux en bois sont vermoulus et semblent n’avoir pas été traités. Plusieurs tuyaux ont été restaurés à l’aide de papier adhésif de couleur orange !  Plusieurs languettes d’accords aux tuyaux en étoffe sont déchirées et n’ont pas été restaurées. Les tuyaux en bois de la première octave de la Montre 8’ ne sont pas fixés et n’ont été ni nettoyés, ni restaurés : les bouches sont encrassées, les plaques d’accord mal fixées et non resserrées.

    Les tuyaux du Bourdon 16’ sont placés de manière dommageable pour l’instrument. Ce jeu provoque un déséquilibre sonore. Le sommier est insuffisant pour alimenter généreusement les tuyaux. Charles Anneessens n'a pu réaliser le placement d'un tel jeu, sachant que les travaux qu'il réalise attestent d'une réelle qualité de facture ainsi que d'une registration plus « classique ». Le retrait du Bourdon 16’ s'impose donc vu qu'il absorbe trop de vent. Il est placé dans le soubassement de l’orgue d’une façon fort peu orthodoxe, est de qualité médiocre et inaccessible pour l’accord. Il doit être ôté et stocké soigneusement dans un endroit déterminé, pour qu’il puisse, le cas échéant, retrouver sa place dans l’instrument si, à l’avenir, un autre expert devait en décider ainsi.

    Le jeu de Trompette 8’ quant à lui est absent et semble avoir été retiré à une époque indéterminée.

    Pour le reste, le son de l’instrument est très plaisant, clair, précis, puissant et régulier. Très belle harmonisation, bien typée et représentative de son époque. Belle facture et bon état de conservation général de la tuyauterie.

    Les matériaux : étain en façade (parlante), étoffe et épicéa peint en craie brique.

    La tuyauterie est difficilement accessible pour l’accord et les interventions de maintenance en raison de l’ordre des chapes particulier.

    Après dépose, la tuyauterie devra être minutieusement inspectée. Les caractéristiques de chaque jeu et de chaque tuyau seront relevées. Les tuyaux en étoffe blessés seront restaurés. Les languettes d’accord et les oreilles déchirées seront restaurées et ressoudées. Les calottes des tuyaux bouchés seront inspectées et recevront une nouvelle couche de papier pour garantir leur parfaite étanchéité.

    Les tuyaux en bois, seront traités contre les xylophages à l’aide d’un produit sans biocide « Wood Bliss ». Ils seront scrupuleusement analysés pour détecter une fuite éventuelle, réparés et recollés.

    L’étanchéité des tampons sera complètement revue pour être rendue parfaite et ferme. Les plaques d’accord de la première octave en bois de la Montre 8’ seront refixés correctement.

    Les tuyaux en façade, seront dépoussiérés, nettoyés et débosselés.

    Les bouches de tous les tuyaux seront inspectées et rendues parfaitement propres.

    La tuyauterie sera accordée au diapason et au tempérament relevés avant l’intervention. Aucune intervention plus globale sur l’harmonisation ne sera réalisée. Seuls quelques tuyaux trop irréguliers seront revus.

     

    Réalisations

    La tuyauterie a été complètement restaurée. Les supports et fixations ont été complètement révisés et consolidés. Les tuyaux en bois ont été traités contre les xylophages et l’implantation a été revue afin de permettre un accès aisé à tous les éléments.

    Les tuyaux du Bourdon 16’ ont été retirés de l’instrument et stockés dans une pièce attenante au jubé.

    La Montre 8', en façade, a été débosselée et lustrée, sans pour autant atteindre un niveau de brillance optimal d’origine.

     


    2. La soufflerie

    Le soufflet est à tables parallèles, deux plis rentrant, situé dans la tour : les peaux sont consommées, déchirées. De nombreuses fuites sont relevées et un mauvais équilibrage est constaté. Le soufflet est fortement attaqué pour les xylophages. Des réparations ont été effectuées à l’aide de papier adhésif orange, ce qui est totalement inefficace.

    Les deux pompes à pieds sont toujours en « état de marche ».

    L'état général est médiocre et quelques fuites mineures sont relevées aux conduits. Les porte-vents sont en bois et zinc. Le postage est en plomb. Les régulations sont médiocres, placées sur le soufflet principal. Il y a de nombreuses déchirures.

    Un soufflet cunéiforme est trouvé sous le sommier, dans un état médiocre.

    Le moteur « Meidinger » est bruyant. La prise du vent se fait dans la tour. Les vibrations sont gênantes. Le caisson d’isolation phonique est de mauvaise facture et totalement inefficace. Il n'existe pas de protection thermique.

    Compte tenu de ce qui précède, le soufflet existant ne sera pas restauré, mais remplacé par un nouveau soufflet de dimensions moindres. Le nouveau soufflet sera placé dans le soubassement de l’orgue. Il sera réalisé en résineux de première qualité et sera à un pli rentrant.
    Il conviendra parfaitement à l’instrument. De nouveaux porte-vent en résineux seront construits pour alimenter le sommier. Le soufflet existant sera toutefois conservé en sa situation actuelle afin de maintenir le matériel original en place pour une restauration historique éventuelle.

    La pression de vent actuelle sera conservée.

    Le moteur, relativement bruyant et légèrement sous-dimensionné sera cependant conservé. et sera placé dans un nouveau caisson en bois, à triple parois, parfaitement isolé phoniquement, dans le soubassement de l’orgue. Il sera largement suffisant pour alimenter l’instrument en vent en raison de la suppression du Bourdon 16’. L’orgue sera dès lors alimenté d’un vent à température ambiante, ce qui est une indispensable qualité pour sa justesse et sa bonne conservation.


    Réalisation

    Le soufflet principal a été déconnecté. Seul le soufflet secondaire est encore utilisé.

     


    3. Le sommier

    Sans dépose de la tuyauterie, il est dangereux et extrêmement difficile d’effectuer une inspection en profondeur.

    L'on se trouve en présence d'un sommier unique, mécanique dans un bon état général. Les boursettes sont en fin de vie. Les soupapes sont sales. L'étanchéité limite et faible. Les structures de maintien sont dans un état correct, mais peu stable, tout comme les faux-sommiers.

    Le sommier vient de subir une restauration par la firme Delmotte. Il est dommage que cette restauration soit sommaire, incomplète et ne semble pas avoir éliminé les problèmes constatés auparavant par l’utilisateur. Les soupapes n’ont pas été nettoyées et les boursettes d’étanchéité n’ont pas été remplacées lors de l’ouverture du sommier. Les conduits de postage écrasés n’ont pas été restaurés ou remplacés... Par ailleurs, la mise en peinture grossière d’un sommier historique est regrettable et incompréhensible.

    Tout est à refaire.

    Le sommier sera restauré à nouveau. Il sera entièrement vidé de sa tuyauterie et nettoyé dans toutes ses parties. Les chapes et postages seront ôtés. Les postages en plomb écrasés seront remoulés ou refaits à l’identique, selon leur état.

    Les fissures seront colmatées à l’aide de peau et de papier collés à chaud. Les soupapes seront nettoyées et repeaussées. Les guides de soupapes seront redressés et alignés correctement.

    Les ressorts, esses, crochets, oeillets, axes seront revus, voire remplacés et uniformisés. Les boursettes en peau seront remplacées dans leur entièreté. Les ouvertures de layes seront rendues parfaitement étanches à l’aide de nouvelles bandes de peaux. Le mécanisme de fermeture sera également revu. La peinture rouge sera ôtée.

    Les faux-sommiers seront nettoyés et remis en place de façon stable, à même de supporter parfaitement le poids de la tuyauterie. Les trous de soutien reprendront parfaitement les pieds des tuyaux.

     

    Réalisation

    Le sommier a été entièrement restauré et est en parfait état. Les boursettes en peaux ont été remplacées par des plombs d’étanchéité. Les soupapes, collées en queues ont été entièrement repeaussées de deux couches de peau.

    Les structures de maintien et les faux-sommiers sont fermes et précises.

    Les conduits de postage en plomb d’origine ont été remplacés par des tuyaux « Westaflex ». Les conduits d’origine, dans un état très médiocre, déchirés et écrasés, ont été stockés dans la pièce attenante au jubé.



    4. La mécanique

    La mécanique est simple, rustique, fragile, irrégulière et peu précise. L’abrégé est très peu précis, les axes sont rongés, bras en bois, rouleaux en fer, vergettes en bois et maillechort, esses en laiton.

    Le clavier est irrégulier et à régler. Les marches sont plaquées en celluloïd et les feintes en ébène. Le châssis est plaqué de palissandre.

    L'état général est médiocre. Les axes sont usés et de nombreux oeillets en cuir sont consommés. Les feutres sont usés.

    La mécanique doit être revue dans son ensemble. Elle sera attentivement nettoyée. Certaines pièces de réemploi ou « bricolées » seront remplacées. Lorsque nécessaire, les crochets en laiton seront remplacés. Les équilibres et rapports mécaniques seront revus et optimisés.

    L’abrégé sera nettoyé. Les axes seront resserrés. Les rouleaux et bras de rouleaux des registres seront nettoyés et resserrés. Ils seront ensuite lubrifiés. Les feutres seront remplacés dans leur ensemble.

    Ce type de mécanique, simple, est très fiable. Elle est également « sonore ». Cette sonorité sera bien entendu conservée.

     

    Réalisation

    Les ressorts de soupapes viennent d’être remplacés et sont parfaitement réguliers.

    La mécanique demande une bonne révision et un réajustement complet pour permettre aux doigts de l’organiste la qualité du jeu et du toucher.

     


    5. La console

    En fenêtre, latérale gauche. Elle très peu avenante, trou béant, panneaux absents ou mal fixés. Le pupitre est « bricolé » et peu esthétique. L'éclairage est inadapté.

    Plusieurs frontons sont manquants aux marches. Le clavier est irrégulier.

    Le clavier doit être démonté et nettoyé. Les feutres seront remplacés. Les placages manquants seront remplacés. Ensuite les touches seront réglées afin d’assurer une parfaite régularité et une meilleure profondeur d’attaque (9-10 mm).

    Le banc sera nettoyé.

    Un système d'éclairage-témoin moteur sera placé. Il sera discret, esthétique et conforme.

    Un panneau de fermeture en chêne respectant style et teinte du buffet actuel sera construit et placé.

     

    Réalisation

    La console a été en partie habillée et fermée.

    L'éclairage est toujours manquant. Plusieurs frontons sont manquants aux marches.



    6. Le buffet et les boiseries

    L'esthétique est simple et majestueuse. Bien équilibrée, puissante. Belle facture et beau buffet du XVIIIe siècle, en chêne.

    Aucun affaissement n'est constaté. De nombreuses blessures sont relevées : fixations de câbles et d'appareils électriques,... Eclairage et appareillage électrique inesthétiques et non-conformes.

    Il n'y a pas de traces de xylophages. La boiserie est en bon état, saine. Les structures porteuses sont en sapin et comportent quelques traces de xylophages.

    Le buffet a subi quelques transformations et plusieurs panneaux de fermeture ont disparu (côté console et à l'arrière).

    La façade de tuyaux parlante est en étain.

    Le buffet de l'orgue devra être dépoussiéré. Tous les éléments fixés de manière impropre (câbles électriques, boîtier électrique, lampe, pitons, clous…) seront ôtés.

    Le meuble sera vérifié au niveau de tous ses assemblages et de ses niveaux. Les blochets de fermeture des panneaux et autres éléments amovibles seront rectifiés, ainsi que les charnières. Les parties vermoulues seront traitées.

    Le buffet sera refermé de manière correcte et esthétique par la pose de nouveaux panneaux.

     

    Réalisation

    Le buffet a été consolidé au niveau de son assise et de sa stabilité.

     

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    En résumé, depuis l’état des lieux de 2011, le projet de restauration a été concrétisé et une première phase de travaux a été réalisée.

    L’orgue en tribune a été avancé afin d’en permettre l’accès facile pour toute intervention de maintenance et mettre le buffet en valeur.

    Le sommier a été complètement restauré ainsi qu’une partie de la mécanique.

    Le jeu de Bourdon 16’ a été retiré de l’instrument et stocké correctement dans l’arrière jubé. Le moteur a été ramené à l’intérieur de l’instrument et le soufflet principal a été déconnecté. Seul le soufflet secondaire est encore utilisé.

    Enfin, le buffet a été fortement consolidé au niveau de son assise et de sa stabilité et la console en fenêtre a été proprement habillée.

     

    ***


    En vue de la poursuite de la restauration, la manufacture d’orgues, fin 2013-début 2014, a réactualisé le dossier dont voici les conclusions et propositions.

    Un travail de restauration a été entamé dans un cadre budgétaire très modeste mais qui a permis à l’orgue de retrouver en partie son état original et sa cohérence par le choix de solutions simples et respectueuses limitées à l’essentiel.

    L’état actuel de l’orgue tend à revenir à ce qu’il a dû être il y a une centaine d’année.

    L'instrument a subi des transformations malheureuses qui ont été en partie corrigées. L’orgue a gagné en souffle et en espace. Son accessibilité est à nouveau correcte, l’équilibre sonore est rétablit et la justesse retrouvée.

    La soufflerie est encore dans un état déplorable. Le poumon de l’orgue doit être sain pour permettre à l’instrument de donner son souffle. Il est donc proposé de ne pas restaurer le soufflet existant mais d’en construire un neuf, placé dans le soubassement de l’instrument. Le coût sera bien moindre qu'une restauration.

    La mécanique demande aussi une bonne révision et un réajustement complet pour permettre aux doigts de l’organiste la qualité du jeu et du toucher.

    Il serait idéal de replacer une nouvelle Trompette 8’ fabriquée à l’identique des trompettes de Charles Anneessens.

    Enfin, il est important de fermer le buffet de l’orgue afin qu’il soit accueillant. Les panneaux manquants qui forment des trous béants ne sont pas une invitation à se rendre avec bonheur au pupitre, sans appréhension. Si la qualité sonore ou technique de l'instrument ne s'en trouvera pas améliorée, la perception que l’utilisateur en aura s'en trouvera quant à elle considérablement rehaussée.

    La Fabrique d’église souhaite que les travaux de rénovation entamés puissent se poursuivre afin que l’instrument dont elle a la charge retrouve toutes ses qualités potentielles. Un entretien régulier sera nécessaire pour permettre de maintenir l'orgue en fonction.

    Face à ce type d’instrument, quel que soit le travail à réaliser, il reste essentiel que le plus grand respect soit de mise. La principale difficulté consiste à ne jamais compromettre une restauration future authentique par des interventions malheureuses, inadaptées ou inutiles. Il est important de rentrer dans l’esprit de cette restauration possible afin de ne jamais se soustraire à ces exigences.

    L’on s’abstiendra dès lors de toute intervention irréversible et le travail se fera en permanence dans le cadre strict de l’authenticité de l’orgue de la manufacture Anneessens.

    Toutes les techniques et matériaux utilisés seront les mêmes que ceux de la facture traditionnelle. Des matériaux locaux et des produits sains et naturels, sans composant chimique, seront utilisés.

    Le résultat obtenu sera alors proche d’une véritable restauration.

     

    Source :

    Manufacture d’Orgues Benoit Marchand

     

    L'orgue redécouvert