• Récital d'orgue - 8 juin 2013 - Collège Saint-Augustin

     

     

    L'ORGUE KLAIS DU COLLEGE SAINT-AUGUSTIN

    Pour en savoir plus

     

    2013-03-24 14.36.35.jpg

     

    PROGRAMME

     

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athMichel Van den Bossche

    Louis-Nicolas Clérambault

    Suite du 2e ton
    Plein Jeu - Duo - Trio - Basse de Cromorne - Flûtes - Récit de Nazard - Caprice sur les Grands Jeux


    Organiste concertiste international, chef d'orchestre et de choeurs, pédagogue, Michel Van den Bossche a été formé par de grands maîtres que compte la Belgique contemporaine (J. Defêche  G. Deppe, J. Stehman, R. Defossez, H. Halbreich, M. Bastien). En possession de plusieurs premiers prix et d'un diplôme supérieur d’orgue au conservatoire royal de musique de Mons, il est titulaire des orgues du Collège Saint-Michel à Bruxelles, des orgues de l’église Saint-Nicolas d'Enghien, et préside, depuis sa création, le Festival Musical d'Enghien.

    Sa carrière musicale de concertiste international est jalonnée de riches rencontres signifiantes. Ses concerts en soliste l'ont amené dans la plupart des pays d'Europe de l'Est et de l'Ouest. Citons Notre-Dame de Paris, le Gürzenich de Cologne (Allemagne), la cathédrale des Saints Michel et Gudule à Bruxelles, le conservatoire Sainte-Cécile et la basilique Saint-Pierre à Rome, la philharmonie de Turga Mures (Roumanie), le conservatoire de Posdam (Pologne), mais également des salles de concert à Londres, Prague, Strasbourg ou encore Genève.

    Passionné par la musique et souhaitant la partager avec le maximum de public lors de ses concerts, sa préoccupation a toujours été de faire découvrir la musique à ceux qui ne la connaissaient pas dans un esprit de convivialité et d'échanges, éléments essentiels à tout projet artistique.

    Ses compétences et son idéal sont au service de l'Orchestre Hainaut-Picardie. Sa gentillesse et sa motivation génèrent une ambiance de travail créative au sein de l'orchestre. On y allie exigence et gentillesse dans le propos et la façon d'aborder le répertoire des grands maîtres.

    Ces conditions et cette philosophie permettent une haute qualité musicale. Une grande partie de son activité est également d'ordre pédagogique, chargé de cours pour le cours d'orgue de J. Defêche au conservatoire royal de Mons, il y fut également professeur de solfège. Il enseigne actuellement son instrument dans les académies d'Ath et d'Enghien avec un dévouement tout particulier pour l'émergence des vocations chez les jeunes.

     

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athPhilippe Roeland

    Johann Sebastian Bach

    Adagio, extrait du Concerto en ré mineur BWV 1060

    Josef Ferdinand Seger

    Prélude et fugue en sol mineur

     

    Philippe Roeland est né à Uccle le 15 janvier 1976, mais est Enghiennois de souche, un vrai « Titje » d’Enghien.

    Dès l’âge de 9 ans il débute l’étude de la trompette à l’Académie de musique d’Enghien avec Jean-Marie Desclin, et y suit les cours de solfège avec Sylvia Mouradoglou. Il fait ses humanités secondaires musicales à l’Académie d’Ath et continue à suivre les cours de trompette avec Michel Verheyleweghen.

    Titulaire des médailles de ces académies, il entre au Conservatoire Royal de Bruxelles où il décroche un premier prix de solfège avec Mme Pascal-Poulet, un second prix de trompette avec Hervé Noël, élève du célèbre Maurice André. Il obtient également un premier accessit en direction chorale, avec M. Ernst.

    Ces deux dernières années il suit assidûment le cours d’orgue à l’Académie de musique d’Enghien avec Michel Van den Bossche.

    En dehors de ses activités professionnelles, Philippe est musicien à l’Harmonie Royale Union de Lorette d’Ath. Il participe aux nombreux concerts, dont récemment ceux donnés les 10 et 12 mai derniers, dans le cadre du Festival musical d’Enghien et lors de la Messe des Artistes, auxquels s’associaient la Chorale Rencontre d’Ath, l’Ensemble de Cuivres du Pays Vert, et Michel Van den Bossche, organiste.

    Il est récemment devenu président de la Fanfare Royale d’Enghien, à laquelle il compte redonner son éclat d’antan.

     

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athAnita Vandekerchove

    Georg Böhm

    Choral « Vater unser im Himmelreich »

     


    Anita Vandekerckhove a obtenu un 1er Prix de piano dans la classe de Mikhaïl Faerman (1er lauréat du Concours Reine Elisabeth en 1975) au Conservatoire Royal de Musique de Mons.

    Elle est élève au cours d’orgue dans la classe de Michel Van den Bossche à l’académie de musique d'Ath.

    Elle enseigne le cours de formation musicale et de piano à l’Académie de Musique et des Arts de la Parole René Louthe à Houdeng-Aimeries et est titulaire de l’orgue de l’église Saint-Pierre à Thieusies.

    Elle a donné des concerts en tant que pianiste dans un répertoire de musique de chambre, de piano à 4 mains et de soliste.

     

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athAnita Vandekerchove et Michel Van den Bossche

    Orgue à 4 mains et pédalier

    Ludwig von Beethoven

    Fugue en sol mineur

    Gustav Merkel

    Adagio extrait de la sonate opus 10

    Wolfgang Amadeus Mozart

    Fantaisie pour orgue en fa mineur KV 594

     

    Axelle Vanderpepen

    Johann Sebastian Bach

    Choral « Erbam dich mein, o Herre Gott » BWV 721

    Franz Liszt

    Prélude et fugue sur B.A.C.H.

     

     LES COMPOSITEURS ET LES OEUVRES


    Louis-Nicolas Clérambault

    Clerambault_1.jpgest issu d'une famille de musiciens français (son père Dominique Clérambault et ses fils César François Nicolas et Évrard Dominique) attachée au roi depuis Louis XI de France. Il apprend très jeune le violon, le clavecin ; à l'orgue, il est l'élève d'André Raison. Il étudie aussi la composition et le chant. Il devient organiste de l'église des Grands-Augustins, entre au service de Madame de Maintenon. Après la mort de Louis XIV et de Nivers, il succède à ce dernier aux orgues de Saint-Sulpice et à la maison royale de Saint-Cyr, institution recevant les jeunes filles de la noblesse pauvre.

    Il y est responsable de la musique, tient l'orgue, fait répéter les chants et les chœurs, etc. C'est à ce poste, qui lui est confirmé après la mort de Madame de Maintenon, qu'il développe le genre de la « cantate française » dont il est le maître incontesté. Il succède en 1719 à son maître André Raison aux orgues de l'église des Grands-Jacobins.

    Orgue St sulpice_buffet.jpg

     

    Après la mort de Clérambault, son fils César François Nicolas (vers 1705-1760) lui succède aux orgues de Saint-Cyr, de Saint-Sulpice et des Grands-Jacobins. C'est un autre fils de Louis-Nicolas Clérambault, Évrard Dominique (1710-1790), qui succédera par la suite à César François.

     

     


    Suite du 2e ton

    Plein Jeu, Duo, Trio, Basse de Cromorne, Flûtes, Récit de Nazard, Caprice sur les Grands Jeux

    Partition de la suite du 2e ton

    Plein Jeu

    Duo

    Trio

    Basse de cromorne

    Flûtes

    Récit de nazard

    Caprice sur les Grands Jeux

     


    Johann Sebastian Bach

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athest né à Eisenach en Thuringe le 21 mars 1685, il est le huitième enfant d'une famille de musiciens. Orphelin à 9 ans, il est élevé par son frère aîné, organiste à Ohrdruf. Il étudie l'orgue, le clavecin et le violon. Il devient à 15 ans choriste à Lunebourg où il découvre la musique vocale polyphonique.

    Nommé organiste à Armstadt en 1703, Jean Sébastien Bach se fît rapidement une réputation de virtuose et d'improvisateur. Son esprit d'indépendance, son humeur intransigeante se trouvent à l'origine de nombreux de ses déplacements pendant une vingtaine d'années. Ainsi il devient en 1717 Kapellmeister à la cour de Cothen où il dispose d'un orchestre, il produit alors la majorité de ses oeuvres instrumentales et de ses oeuvres pour clavier.

    Sa femme, Maria Barbara, meurt le 7 juillet 1720. Bach se marie à nouveau en 1721 avec Anna Magdalena Wilcken. Il eut 13 enfants - dont seulement 6 survivront - avec sa nouvelle femme et ce, ajoutés aux 4 qu'il eut avec sa première femme. Plusieurs de ses enfants deviendront de bons compositeurs, surtout trois de ses fils: Wilhelm Friedmann, Carl Philipp Emmanuel et Johann enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athChristian.

    En 1723 Jean-Sébastien Bach accepte le poste de Cantor à l'église Saint Thomas de Leipzig, où il restera jusqu'à sa mort. Il assure l'enseignement musical et compose de la musique religieuse (Cantates, Passions, Oratorios). Ses dernières années de vie sont difficiles, Bach commençant à perdre la vue à partir de 1743, il subit plusieurs opérations chirurgicales sans effet. Il meurt à Leipzig le 28 juillet 1750.

     

    Josef Ferdinand Seger

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athenghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athest né  à Repin, en Bohême, le 21 mars 1716, et mort à Prague le 22 avril 1782. Il a étudié au lycée jésuite de Prague, puis est diplômé en philosophie de l'Université Charles à Prague. Il étudie la musique avec Bohuslav Matěj Černohorský, Jan Zach, et d'autres. Vers 1741 il devient organiste à l'église Notre-Dame de Tyn et en 1745, organiste à l'église des Croisés à Prague. Il occupe les deux postes jusqu'à sa mort.

     

    Aucune des compositions de Seger n’est publiée de son vivant. Quelques-unes de ses compositions sont publiées vers 1790. Une sélection de huit fugues pour orgue est publiée en 1793. En 1803, sont publiés dix préludes pour orgue. Quelques autres œuvres le sont dans les décennies suivantes.

     

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,ath

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,ath

    Orgue Notre-Dame de Tyn Orgue de l'Eglise des Croisés

     

     

    Seger est le compositeur d'orgue tchèque le plus prolifique du 18ème siècle. Des centaines de préludes, fugues, toccatas et d'autres pièces d'orgue manuscrites. D'une manière générale, ses préludes et fugues sont des œuvres courtes (leur longueur est probablement dictée par les limites imposées par la liturgie catholique), mais ils présentent une imagination harmonique fertile harmonique et une parfaite maîtrise du contrepoint du baroque tardif. Il a également composé des messes, motets et psaumes.


    Toccata et fugue en sol mineur

    (au lieu du Prélude et fugue en sol mineur)

    Partition


     


    Georg Böhm

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athest un compositeur, organiste et claveciniste allemand de la période baroque, né à Hohenkirchen (Thuringe) le 2 septembre 1661 et mort à Lunebourg le 18 juin 1733.

    Son père, organiste à Hohenkirchen, est son premier professeur. Il étudie à l'université d'Iéna puis part en 1693 à Hambourg où il s'installe pendant quelques années. Cette ville est alors un centre musical important, point de rayonnement de la musique italienne en Allemagne du Nord grâce à son opéra et où exerce le célèbre organiste Johann Adam Reinken avec lequel il est en contact. Il obtient plus tard le poste d'organiste de l'église Saint-Jean à Lunebourg, ville où la musique française est prisée et pratiquée. Il y demeure le restant de sa vie.

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,ath

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,ath

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,ath

    Böhm, à la croisée des traditions musicales de l'Allemagne du Nord et du Sud, pénétré des influences italienne et française, est un des acteurs de l'élaboration d'une tradition musicale spécifiquement allemande. Il exerce une influence importante sur Jean-Sébastien Bach qui est vers 1700 choriste à l'église Saint-Michel de Lunebourg. J.S. Bach lui conservera toujours son respect, son estime et son amitié.

    Oeuvres pour orgue : une quinzaine de chorals et quelques pièces de forme libre dans la tradition de l'Allemagne du Nord avec des influences italiennes.

     

    Choral « Vater unser im Himmelreich »

    Partition

     

    Ludwig von Beethoven

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athest né à Bonn, en Allemagne, le 17 décembre 1770. Son père, qui est lui-même musicien, lui enseigne rapidement la musique. Ainsi, Ludwig devient rapidement un pianiste et compositeur hors pair. Il rencontre ainsi d’autres grands noms de la musique comme Joseph Haydn ou Wolfgang Mozart. Malheureusement, à partir de 1796, Beethoven devient progressivement sourd mais, au lieu de renoncer à la musique comme il l’avait envisagé, il affronte le destin et réussit à composer des chefs-d’œuvres comme, évidemment, la Neuvième symphonie mais également comme la Missa solemnis. Beethoven meurt le 26 mars 1827 à Vienne, en Autriche. Il est considéré comme l’un des plus grands compositeurs de l’Histoire.

     

    Fugue en sol mineur  KV 401


    Vous pouvez écouter la Fugue en ré majeur ¹

     

    ¹ C'est la seule pièce en solo que Beethoven ait écrit pour l'orgue. Cette pièce est également l'une de ses premières compositions, apparemment précédée par les Neuf Variations sur une marche de Dressler, pour piano, WoO 63, et les trois sonates pour piano WoO 47 (en mi bémol, fa mineur et D). On suppose que cette fugue pour orgue a été composée pour satisfaire à un examen pour le poste de second organiste à la Cour de Bonn en février 1784. Cette composition, datant de 1783, a été publiée à titre posthume.

     

    Gustav Merkel

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athest un organiste et compositeur allemand, né le 12 novembre 1827 à Oberoderwitz, près de Zittau, et  mort le 30 octobre 1885, à Dresde.

    Ayant reçu quelques leçons de Schumann dans sa jeunesse, Merkel a passé la majeure partie de sa carrière à Dresde, en se concentrant sur ​​l'orgue à partir de 1858. Luthérien lui-même, il a néanmoins joué dans la plupart des églises catholiques de Dresde de 1864 jusqu'à sa mort. Durant la même période, il a enseigné l'orgue au Conservatoire de Dresde.

    Ses compositions comprennent neuf sonates (qui ont été enregistrées à plusieurs reprises, et se produisent assez souvent dans les concerts d'orgue), ainsi qu'une sonate pour deux organistes (Opus 30), et plusieurs dizaines de miniatures (certaines d'entre elles sur la base de mélodies de choral protestant). Dans ces œuvres, son style est largement conservateur, très influencé par Mendelssohn, et présentant des similitudes avec celles de son jeune contemporain Josef Rheinberger. Il a également produit des pièces chorales et de piano.

     

    Adagio de la sonate op. 30

    Partition


    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,ath

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athest né le 27 janvier 1756 à Salzbourg. Lui et sa sœur Maria-Anna sont des enfants prodiges de la musique, encore jeunes quand leur père Léopold exhibe leurs talents musicaux devant toute l’Europe : Wolfgang joue du violon et sa sœur du piano. Ces voyages en Europe (Paris, Londres,...) permettent à Mozart de découvrir de nombreux musiciens (dont le fils de Johann Sebastian Bach) et d’effectuer d’importants progrès. Ainsi, Mozart écrit son premier opéra à l’âge de 11 ans ! Mozart devient de plus en plus connu : il est payé pour écrire de la musique, il travaille par exemple pour l’archevêque Colloredo. Mais cela ne lui plaît pas beaucoup car il n’est pas assez libre : il quitte l’archevêque en 1781.

    Peu après, il se marie avec Constance Weber et travaille comme professeur de musique particulier auprès de familles riches. Mais, s’il gagne beaucoup d’argent, il ne sait pas le gérer. De plus, son père meurt en 1787. Mozart passe des années difficiles : fatigue, maladie et dettes n’arrangent pas sa situation. En 1791, il compose tout de même deux chef-d’œuvres : la flûte enchantée et le Requiem. Mozart meurt à Vienne, en Autriche, le 5 décembre 1791 à seulement 35 ans, en laissant plus de 600 œuvres à la postérité.

     

    Fantaisie pour orgue en fa mineur KV 594

    Partition

     

    Johann Sebastian Bach

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athest né à Eisenach, en Allemagne, le 21 (ou le 31, selon notre calendrier) mars 1685. Sa famille est très musicienne et c’est tout naturellement qu’il étudie la musique. Il devient organiste et compose de très nombreuses pièces religieuses. Bach est très bien considéré dans toute l’Allemagne, même si pendant longtemps sa renommée n’a été que celle d’un organiste virtuose. Il devient ainsi compositeur de la cour de Saxe en 1736, et côtoie Frédéric II le Grand qui l’invite à Postdam en 1747. Il meurt à Leipzig, aveugle, le 28 juillet 1750. Parmi ses nombreuses œuvres, on trouve par exemple les Six concertos brandebourgois, l’Art de la fugue ou encore la Passion selon saint Matthieu. Bach est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands musiciens de tous les temps.

    Choral « Erbarm’dich mein, o Herre Gott » BWV 721

    Partition

     


     

    Franz Liszt

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,athUn enfant prodige

    Né à Doborján, en Hongrie (aujourd’hui Raiding en Autriche), le 22 octobre 1811, Franz Liszt est le fils du régisseur du Prince Esterhazy (chez qui Joseph Haydn a également travaillé pendant 30 ans). Le père est musicien et il offrira un piano à son fils rapidement. Celui-ci donne à neuf ans sa première représentation publique et enthousiasme plusieurs mécènes hongrois qui lui permettent de poursuivre de sérieuses études musicales.

    Vienne et ses professeurs prestigieux

    L’enfant s’établit avec sa famille à Vienne. Il a pour professeur Antonio Salieri et Carl Czerny, l’élève de Ludwig van Beethoven, qui est tellement enthousiasmé qu’il ne demande aucune rétribution pour ses cours. Liszt peut tout jouer à la première lecture. Czerny lui donne maîtrise et discipline. Liszt a douze ans lorsque Czerny réalise qu’il n’a plus rien à lui apprendre. Salieri donne également quelques leçons au jeune prodige. Par l’intermédiaire de Czerny, Liszt aura l’occasion de se produire devant L. van Beethoven qui lui fera jouer plusieurs morceaux dont le clavecin bien tempéré de Johann Sebastian Bach.

    L’Europe

    Le prodige part ensuite pour une tournée triomphale en Allemagne. En 1823, il s’installe à Paris, où il donne des récitals suscitant l’enthousiasme. Pierre Érard lui offre un superbe piano. Certains n’hésitent pas à le comparer à Wolfgang Mozart. En 1824, il fait une tournée en Angleterre. L’un des plus grands pianistes, Ignaz Moscheles, convient que "car sa puissance et sa faculté à vaincre les difficultés, il surpasse tout ce que l’on n’a jamais entendu". Mais le père Liszt, affaibli par les voyages, contracte la typhoïde et meurt.

    Après le décès de son père, Liszt abandonne les récitals et se replie sur lui-même. Après la révolution de juillet en 1830, il se met à fréquenter le milieu romantique et se lie avec trois personnalités de la musique : Frédéric Chopin, Hector Berlioz, Niccolò Paganini. Ce dernier le fascine et lui révéle sa voie : il sera virtuose. Par l’intermédiaire de Chopin, il rencontre Marie d’Agoult, qui devient son égérie. Femme de grande culture, elle contribue à sa formation intellectuelle. Il aura trois enfants d’elle, dont Cosima (qui épousera plus tard Richard Wagner). La liaison de Marie d’Agoult avec Liszt durera dix ans.

    En 1835, le couple s’établit en Suisse (et je vous arrête tout de suite : il ne s’agissait pas d’évasion fiscale). Liszt compose. C’est l’époque des Années de pélerinage. Après la naissance de son troisième enfant, Liszt entame une tournée européenne qui le voit triompher partout. Il amasse une certaine fortune personnelle (bon, là, on peut commencer à douter) et il multiplie les conquêtes féminines, ce qui provoque en 1847 sa séparation avec Marie d’Agoult. La même année, Liszt rencontre en Russie la princesse de Sayn-Wittgenstein, très cultivée aussi. Elle se fixe à Weimar auprès de lui et oriente sa carrière vers la composition.

    Liszt fonde alors, avec Wagner, l’école de Weimar. Cette école est opposée au classicisme de l’école de Dresde de Robert Schumann et de Johannes Brahms. Mais survient alors un scandale : Cosima Liszt, mariée à l’élève de Liszt, Hans von Bülow, quitte ce dernier pour Wagner. Liszt, par respect pour son gendre, rompt alors ses relations avec Richard et Cosima, pour cinq anq.

    En 1865, le virtuose décide d’entrer dans les ordres. L’abbé Liszt se partage sa vie entre Rome, Weimar et Budapest. Il s’éteint à Bayreuth le 31 juillet 1886 à la suite d’une pneumonie et y est enterré, selon sa volonté, près de son ami Wagner, mort en 1883.

    Parmi ses nombreuses compositions pour piano : les Années de pèlerinage (1834), la grande Sonate en si mineur (1853), les dix-neuf Rhapsodies hongroises (1860), les Caprices-valses et les Rêves d’amour. Il n’a pas composé que pour le piano car pour l’orchestre, il a écrit treize poèmes symphoniques, la Faust Symphonie (1854), la Dante Symphonie (1856). Pour la voix, il compose la Missa solemnis (1855) et la Missa choralis (1865), Christus (1866), et de nombreux lieder. Il faut citer également de nombreuses transcription sur des œuvres de J.S. Bach, de L. van Beethoven, d’Hector Berlioz...

    Franz Liszt était un pianiste prodigieux. Czerny dira de lui que "la nature a créé un pianiste". Profondément marquée par le romantisme, l’œuvre de Liszt privilégie la virtuosité et une grande richesse d’invention. Il a radicalement transformé l’art de jouer du piano, donnant à cet instrument la puissance d’un orchestre. Il a marqué de son empreinte toute une génération de musiciens à la fois comme pianiste et comme compositeur. Il aidera de son influence de nombreux musiciens car l’homme est très généreux. Il apportera un soutien moral et matériel à Hector Berlioz, Brahms, César Franck, Modest Moussorgski, Bedrich Smetana, Camille Saint-Saëns, Franz Schubert, Wagner et bien d’autres...

     

    Prélude et fugue sur B.A.C.H.

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,ath

    Ce Prélude et Fugue sur le nom de B.A.C.H. est une fantaisie pour orgue sur le motif B.A.C.H. composée par Franz Liszt en 1855 et révisée en 1870. Les deux versions sont transcrites pour piano solo par le compositeur. Cette fantaisie est composée pour la consécration de l'orgue du facteur Friedrich Ladegast dans la cathédrale de Merseburg. Elle ne fut exécutée que le 13 mai de l'année suivante par son dédicataire Alexandre Winterberger. La fugue est en fait incorporée dans la fantaisie et n'est pas une pièce à part entière.

     

    enghien,musique,orgue,récital,collège,augustin,8 juin,académie,ath

    L'orgue Ladegast de Merseburg

     

    A lire : Franz Liszt et l'orgue de la Cathédrale de Merseburg (en anglais ou en allemand)

     

    Partition du Prélude et fugue sur B.A.C.H.

     

    Voici trois très belles interprétations

     

     

    ***